Jour Soixante-et-Un








Il choisit alors sans moi. Pour moi
Imposant sa fuite  Un coup de massue sur la nuque de mon dévoué silence
Il disparut sans préavis
Son mur
S'écroulant sous le poids des mots qu'il me disait 
Que j'écoutais, j'écoutais, j'écoutais
Un brutal retrait pour éliminer
Ce que je  portais de sa précarité
Je reste debout au pied d'une ombre
Soudain inconnue à moi-même
Entassée sous l'étroitesse de ma peau
Que j'étendais, les bras grands ouverts
Tournant sur moi-même
Cherchant à m'étirer toujours plus loin vers l'Ouest