Jour Cinquante-Sept







Mon corps abruti de passion
Mon corps infesté l’appuie contre les murs
Je passe sa paume sur mes genoux
Et y reconnait de petits cristaux
D'absence
Durcis
Disséminée au large où le mouvement se crée
Je craque de partout
L’envol qui m'a laissée perdue 
Mais entre deux, voilà où je ne suis plus
Je me manque d’attrait
Tout l'effort des replis me vide un peu plus
Du voyage qu'il a interrompu
Je serre contre moi le reste du vivant qu'il a tant usé